Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Agriculture et sols. Pollution, contrôles, dépollution des sols, humus et nouvelles techniques agricoles.
Macro
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par Macro » 07/06/15, 11:53

Did67 a écrit :
Elles ont toute une prairie à coté et elles me ravagent les feuilles des fraisiers ! Allez comprendre les biches !



Le plaisir n'est rien, si par la meme occasion il n'emmerde pas quelqu'un d'autre... :mrgreen:

La biche ca a bon gout...En roti en ragout...Surtout si elle sont assez jeunes...

A toi de voir... :mrgreen: Mai quitte a ne pas pouvoir profiter de mes legumes il y aurait d la viande au menu... :cheesy:
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par Did67 » 07/06/15, 12:59

Chez nous en Alsace, le droit de chasse est particulier (il est réservé, et fait l'objet d'une adjudication par enchères)... On a pris l'habitude de ne pas avoir d'arme. Je trouve ça très bien.

Philosophiquement parlant, l'approche que je pratique consiste à s'appuyer sur les cycles naturels, donc sur tout plein de "travailleurs occultes" - vers de terre, champignons, microorganismes...

Je me dois d'être tolérant quand tel ou tel prédateur se "retourne" contre moi !

Je cherche des "équilibres". Pas des solutions brutales ou radicales !
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par highfly-addict » 07/06/15, 13:27

Dans un jardin potager avec présence fréquente d'ongulés, les équilibres me semblent bien compromis !

Je connais quelques coins de France où les jardiniers sont obligés de s'entourer de clôtures grillagées de plus de 2 m de hauteur.

Une biche dans un jardin fait à peu près les mêmes dégâts qu'une vache : énormes !

Bon courage pour la suite donc !

p.s. : Ce ne sont pas plutôt des chevreuils tes bestiaux ? Ils sont connus par chez nous pour adorer les ... fraisiers.
Pour ma part, j'ai du mettre le holà à la visite d'autres prédateurs redoutables : les ragondins (en pâté, c'est pas mal.)
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par Did67 » 07/06/15, 15:20

Culture sur prairie ?

La question m'avait été posée plus haut, à propos de "quand installer une culture ?".

Pour ma part, il y a quelques temps, je me suis rendu compte que je manquais de place... J'avais vu un peu grand par ci... Demande de nouvelles cultures par là ("papa, pourquoi tu fais jamais d'épinards ?")... Bref, me voilà à l'étroit !

Donc pas le choix : il faut étendre !!! Sans se fatiguer, puisque c'est le principe même !

Donc ni une ni deux, me voilà parti en deux directions :

a) plantation au milieu d'une partie de prairie, juste après la tonte : faire un petit trou - bon, c'est un peu dur ! -, mettre le plant ; entourer de ce qu'on a sous la main (ici, un reste de copeaux ; les mêmes dont on avait parlé plus haut... Et puis voilà ! Ah, ne pas oublier de "gaver" les limaces avec abondance de Ferramol (et même, par manque, avec du métaldéhyde !)...

Image

On voit la une ligne constituée de myrtilliers et, entre, de choux (j'avais pléthore de plants !).

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b) Deuxième tactique : pour les cucurbitacées, qui, par définition, courent et occupent une place très importante...

Cela commence toujours par une tonte. Mais pour éviter d'avoir des ramifications qui vont être envahies par les "herbes", j'ai aménagé une zone "neutralisée" en recouvrant le sol de cartons, lestés dans un premier de cageots, puis, au fur et à mesure, de tontes de gazon (toujours en couche fine, pour que cela sèche et fane comme du foin, sinon, cela fermente)

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L'intérêt du carton, c'est d'être rapidement opacifiant. Cela va arrêter net la végétation en place, qui va dépérir et nourrir la vie du sol. Ce carton, constitué de cellulose et lignine, va être digéré. Les tontes sont d'abord un lest, pour éviter que cela ne s'envole (pourvu qu'il pleuve un peu...). Ensuite, ce sera une "nourriture" pour le sol et les êtres vivants du sol. Nettement plus riche que le carton (fibre de bois). Les tontes sont constituées de matières organiques plus riches en azote (c'est pour cela que si c'est humide, cela fermente - action des bactéries !)... Les tontes de gazon sont donc un engrais organique à action lente (car elles doivent d'abord être décomposées)...
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par Did67 » 07/06/15, 15:35

highfly-addict a écrit :Dans un jardin potager avec présence fréquente d'ongulés, les équilibres me semblent bien compromis !

Je connais quelques coins de France où les jardiniers sont obligés de s'entourer de clôtures grillagées de plus de 2 m de hauteur.

Une biche dans un jardin fait à peu près les mêmes dégâts qu'une vache : énormes !

Bon courage pour la suite donc !

p.s. : Ce ne sont pas plutôt des chevreuils tes bestiaux ? Ils sont connus par chez nous pour adorer les ... fraisiers.



1) Je me suis mal exprimé ! Je ne compte pas sur un équilibre naturel pour résoudre le problème... J'ai un peu de mal à me dire que je compte faire un jardin réellement "bio" d'un coté, et de l'autre, de tuer - c'était la proposition de macro ! - ces chevrettes (puisque tu as raison, ce sont des chevreuils, dont la femelle s'appelle chevrette et non biche !)

2) J'attends que la prairie à coté soit fauchée pour voir si elles fréquentent toujours autant cet espace. Me resteront alors quelques "armes" plus pacifiques :

a) enclore : mais trop de travail !!!

b) entourer d'un fil avec des clochettes pour effrayer

c) installer un chien avec une niche...(mais mon chien est mort en février ; je ne souhaitais pas en reprendre !)

d) mettre un spot lumineux avec un capteur de présence...

Et merci pour les encouragements !
Dernière édition par Did67 le 07/06/15, 15:49, édité 1 fois.
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par Did67 » 07/06/15, 15:44

Je rajoute un petit point plus philosophique !

J'ai la chance, en Alsace, où l'habitat et généralement dense, de vivre dans un coin exceptionnel, le long d'une forêt, avec une vue magnifique.

Par ailleurs, j'exècre les gens qui ont presque tout mais qui se plaignent toujours. On a l'impression qu'il ne leur manque plus que d'être un peu moins con pour être heureux. Mais que cela va être dur !

J'essaye donc d’être conforme à ce que je pense.... et d'admettre que dans ces conditions, il est normal d’être confronté à des chevreuils !
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par Did67 » 07/06/15, 22:23

Excès de confiance ???

J'ai l'habitude (mauvaise ?) de vous bassiner avec des expériences quand je les lance... sans savoir ce que cela donne ! Parfois j'oublie de rendre compte. Je suis déjà ailleurs...

Alors un point rapide sur mon "semis directe sur le foin + brumisation".

Je l'ai évoqué plus haut, la période n'était pa bonne. Il y a encore eu quelques gelées blanches...

Ci-dessous quelques photos pour montrer que ce n'est peut-être pas si déséspéré. Bien sûr, il faut attendre qu'il fasse chaud.

Il y a des questions de réglage de la durée de la brumisation et de la périodicité...

Mais, il reste de l'espoir :

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Ci-dessus un semis plus récent de navets, qui poussent comme des poils sur un chien...

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Là, il s'agit du premier semis : quelques betteraves rouges ont finalement levé !


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Là, c'est aussi le premier semis, avec de la mâche !

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Et là, de la Lollo Rossa - premier semis.

Je rappelle qu'il s'agit là de la façon la plus simple de cultiver :

- sol recouvert de foin à l'automne
- semis sur le foin tassé au printemps
- installation de brumisation (1 mn toutes les 4 heures)

C'est bien sûr à perfectionner...

Mais je pense par exemple que pour des navets, cela marchera sans problème. Je vais cesser de creuser des sillons avec mon couteau à pain !

Mais à réserver aux semis plus tardifs, aux semis d'été ou de début d'automne...
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par antoinet111 » 08/06/15, 07:44

salut, tu pourrais semer sur du terreau bien composté les petites graines qui on une énergie germinative faible. ainsi pas de mauvaise herbe durant les quelques semaine de levée, puis tu paille, c'est ce que je fait (avec des copeaux).

ça germe fort comme ça.
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Je vote pour l'écriture de post concret et de sens pratique.
A bas les beaux parleurs et les brasseurs d'air !
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par Did67 » 08/06/15, 08:49

Oui, bien sûr ! J'ai aussi commencé comme ça !

[Là, il s'agissait de "pousser le bouchon le plus loin possible" dans ma démarche de "jardinier fainéant"... Au début, en effet, j'ouvrais des sillons dans mon foin et mettais du terreau sur le rang, pour le semis... Puis j'ai ouvert le sillon et semé directement dans la terre... Cela marchait aussi, quasiment aussi bien... Et puis, ce printemps, m'est venue l'idée de voir si on pouvait semer sans ouvrir de sillon... L'avantage du foin, c'est qu'en déroulant mes "rouleaux" à l'automne, je traite de grandes surfaces sans grand effort, l'espace d'un quart d'heure et j'ai "travaillé" 100 m²... En dehors du fait que j'en ai a disposition "gratuitement" et sans limite... Mais après, au printemps, il me faut ouvrir des sillons... Sauf si je peux faire sans...]
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par Did67 » 08/06/15, 17:56

antoinet111 a écrit :
puis tu paille, c'est ce que je fait (avec des copeaux).



Le "paillage" avec des copeaux est intéressant pour couvrir le sol, bien sûr.

Il favorise les champignons dans le sol. Qui ont une grosse capacité d'extraire certains minéraux et de les rendre assimilables...

Et la lignine du bois va se transformer en humus, une substance "colloïdale", qui stabilise la structure du sol (les "grumeaux") et qui "stocke" les éléments nutritifs (c'est un "adsorbant").

Tout cela est très intéressant.

Cependant, j'alterne des zones où je couvre avec du BRF (bois haché en petits morceaux), pour ces raisons, avec des zones où :

- je mets du foin : celui-ci est beaucoup plus riche en éléments nutritifs ; il enrichit donc le sol comme un "fertilisant organique à action très lente" ; beaucoup plus que le bois... J'ai une grande disponibilité de foin, alors que le BRF, c'est pas mal de travail et d'énergie...

- cultive du trèfle d'Alexandrie : là, il s'agit de "profiter" de la capacité qu'à cette "légumineuse" de capter l'azote de l'air, grâce à des nodosités autour des racines, et de le transformer en azote organique, qui deviendra assimilable pour les autres plantes... Cette espèce de trèfle est, chez nous, gélive ; il sera donc détruit durant l'hiver et formera au printemps, un "paillage" naturel, sans aucun travail... Il nourrit alors le sol et les vers de terre... L'azote gazeux fixé est alors libéré pour la culture...

Donc en faisant ainsi une rotation entre les différentes façon de couvrir le sol, j'essaye d'avoir un système plus complet, plus complexe, dans lequel je ne fais pas que lutter contre les adventices, mais aussi maintenir, voire augmenter, la richesse du sol en tous les éléments minéraux, y compris l'azote, dont les plantes ont besoin...

Ma tactique dépasse donc la seule question de "couvrir" le sol...

Et l'axe principal est d'en faire le moins possible... Et de reconstituer un "système complexe" où toutes les ressources naturelles sont mises à contribution ! Dans ce sens, le shaies ou le gazon d'ornement font partie de mon jardin, comme source de matières organiques, d’éléments fertilisants que je transfère horizontalement...
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