Bonsoir à tous
Philippe a écrit
Pour ce qui est du nombre de pales, il me semble que c'est à cause des efforts sur le mât qu'on préfère moins de pales mais plus longues. à moment de rotation égal, il y a moins de poussée sur le mât.
Ceci serait vrai uniquement à l'arrêt avec un calage fixe
Quand l'éolienne tourne , c'est la surface du disque balayée par les pales qui compte .
Une tripale tournera plus vite qu'une 5 pales ( à longueur , corde et profil égal ) , donc on atteint la vitesse de début de production plus rapidement et c'est aussi plus intéressant économiquement ( une pale industrielle en composites coûte très cher )
Pour la vitesse de rotation qui paraît limitée sur l'éolienne de Darwenn , il me semble que :
- Le couple d'entrainement de l'ensemble tournant ( poulies + moteur ) est gourmant en puissance , à cause des frottements .
Dans ce cas , il faut vérifier à la main si ce n'est pas le cas ( on lance la rotation et le rotor doit faire quelques tours avant de s'arrêter )
- Les pales ne sont pas taillées profilées dans la zone la plus importante , c'est à dire le dernier tiers extérieur de la longueur .
Il est impératif d'amincir le profil en bout de pale pour que l'épaisseur relative ne dépasse pas 15% ( voir 12 % si on choisi un naca 4412 ) de la corde .
Autrement dit , le bout de pale , si la largeur ( corde ) est par exemple de 10 cm , l'épaisseur du profil ne doit pas dépasser 1.5 cm .
Une bonne tripale doit avoir un TSR d'au moins 5 , ce qui signifie que la vitesse tangeancielle en bout de pale est très élevée ( 100 km/h pour un vent de 20 km/h ) . Dans ce cas , il faut un profil aérodynamique étudié et un état de surface impeccable .
Une hélice en forme de planche simple ne pourra jamais atteindre un telle vitesse car la trainée finit par augmenter plus vite que la portance .
On attend la suite de tes essais avec impatience , d'autant plus que les prochains jours pourraient être correctement ventés .
A+