La situation sanitaire se dégrade en Israël, l’un des pays pourtant les plus avancés en termes de couverture vaccinale. Avec environ 300 contaminations quotidiennes, un chiffre qui pourrait rapidement doubler selon The Times of Israel, l’épidémie ne cesse de progresser quelques semaines seulement après la levée des principales restrictions.
Après avoir rétabli l’obligation du port du masque en intérieur, le gouvernement évoque désormais l’éventualité d’un nouveau confinement. Alors que les contrôles aux frontières ont déjà été renforcés, les aéroports, considérés comme un “point faible” par le Premier ministre, Naftali Bennett, pourraient bientôt fermer.
Selon Ha’Aretz, si la situation continue à se détériorer, les autorités sanitaires envisagent même de rétablir le “passeport vert” confirmant le statut vaccinal et la “norme violette” réglementant le nombre de clients à l’intérieur d’un commerce.
“Le nombre de patients atteints de formes graves du Covid reste faible”, tempère pourtant le quotidien. Et les médecins rencontrés par The Times of Israel se veulent rassurants. Le fait que 60 % de la population soit entièrement vaccinée devrait permettre au pays de vivre avec moins de restrictions que lors des vagues précédentes.
Inquiétudes pour la population palestinienne
Alon Hershko, chef du département coronavirus du centre médical Hadassah de Jérusalem, estime que la vaccination a “diminué la gravité de la maladie”. Un constat partagé par le chercheur Ran Balicer, “soulagé et optimiste” :
“Nous sommes toujours l’un des pays les plus massivement vaccinés, ce qui nous offre la possibilité de prendre des décisions plus modérées qu’il y a quelques mois face au variant Delta.”
Contre le variant détecté pour la première fois en Inde, “deux doses de vaccin semblent toujours très efficaces pour prévenir les hospitalisations et les formes les plus graves”, rapporte le spécialiste, qui s’appuie sur des études menées au Royaume-Uni. En Israël “où 85 % de la population adulte a été immunisée” (65 % des Israéliens ont reçu au moins une dose), Ran Balicer estime normal “qu’une proportion considérable des personnes infectées soient vaccinées”.
Le principal souci concerne la population palestinienne, exclue de la vaccination après “l’échec d’un accord qui aurait transféré des vaccins d’Israël aux Palestiniens”, note The Times of Israel. “Je serais beaucoup plus détendu en ce moment si les Palestiniens étaient également vaccinés”, confirme Alon Hershko.

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