
Il a fallu attendre une semaine, après la tentative de suicide d’Anas K., pour que le gouvernement tende la main aux étudiants. Depuis jeudi 14 novembre, leurs organisations représentatives sont reçues par un de ses représentants. C’est Gabriel Attal, secrétaire d’Etat au ministère de l’éducation, qui a échangé avec l’UNEF et la FAGE, sur la question de la précarité.
L’absence de Frédérique Vidal, la ministre de l’enseignement supérieur, a été remarquée.
Vendredi, c’est encore lui qui devait recevoir Solidaires étudiant-e-s, le syndicat auquel appartient l’étudiant lyonnais, toujours entre la vie et la mort après s’être immolé par le feu le 8 novembre, en laissant un message dénonçant ses difficultés financières. L’UNI et la FSE devaient suivre.
L’absence de Frédérique Vidal, la ministre de l’enseignement supérieur, a été remarquée. « C’est incroyable, tant de légèreté de la part de la ministre des étudiants, partie au pays des pingouins », souffle Pierre Ouzoulias, sénateur communiste des Hauts-de-Seine. Après une visite à Lyon, au lendemain du drame, Mme Vidal a quitté la France, dimanche 10 novembre, pour un déplacement dans les stations de recherche en Antarctique. Au ministère de l’enseignement supérieur, on défend un voyage de recherche programmé de longue date, avec un « enjeu scientifique important ». Le premier ministre, Edouard Philippe, a demandé à Gabriel Attal, chargé de la jeunesse et des associations au ministère de l’éducation, de pallier son absence.
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