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« J’étouffe ! » : les derniers mots de Cédric Chouviat, mort à la suite d’un contrôle policier

« Le Monde » et « Mediapart » ont eu accès aux enregistrements du téléphone de la victime. Quatre policiers ont été placés en garde à vue.

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Publié le 22 juin 2020 à 17h02, modifié le 23 juin 2020 à 16h09

Temps de Lecture 6 min.

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Contrôlé par la police le 3 janvier, Cédric Chouviat est mort d’un malaise cardiaque deux jours plus tard.

« J’étouffe ! » Le cri d’agonie est répété sept fois. Ce sont les derniers mots prononcés par Cédric Chouviat, le 3 janvier 2020, lors de son interpellation par la police quai Branly, au bord de la Seine, à Paris. Le Monde et Mediapart ont eu accès aux enregistrements du téléphone de ce livreur, père de famille, mort à la suite d’un contrôle routier qui a dégénéré. Sur les bandes vidéo, on entend clairement l’échange entre cet homme de 43 ans et les quatre fonctionnaires à l’origine de son arrestation et de son décès. Ces derniers ont été placés en garde à vue, mercredi 17 juin, et auditionnés par l’inspection générale de la police nationale, dans le cadre de l’information judiciaire ouverte pour « homicide involontaire ». Ils pourraient être mis en examen dans les semaines à venir.

Filmée de loin par des passants, la scène, qui a eu lieu aux abords de la Tour Eiffel, gardait jusque-là une part de mystère. Mais les enquêteurs ont eu accès aux neuf vidéos tournées par Cédric Chouviat lui-même et aux trois autres prises par l’une des policières impliquées dans l’arrestation. Ces douze minutes d’échanges permettent de mieux comprendre les circonstances dans lesquelles les fonctionnaires ont décidé de procéder à l’interpellation. L’homme a été plaqué au sol sur le ventre ; d’après un témoin présent sur les lieux, une clé d’étranglement a été effectuée. Victime d’un malaise cardiaque, Cédric Chouviat a été transporté à l’hôpital dans le coma. Il est mort deux jours plus tard. L’autopsie a mis en lumière une asphyxie avec « une fracture du larynx ».

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