Oui l'utilisation de "
lame d'air" (qui n'est pas de moi) s'applique à plusieurs choses:
— lame d'air ventilée;
— lame d'air non.ventilée;
— lame d'air d'isolation de mur;
— lame d'air sous toiture;
etc
Hors je n'aime pas le terme «
non-ventilée», car ça ne signifie pas
«hermétique». Raison pour laquelle je préfère dire
«air confiné» (adjoint d'un frein vapeur hermétique à l'air... dès que c'est nécessaire)
Je n'aime pas non-plus employer ce terme, suite à nos débats fleuves dans ce forum, sur les lames d'air se trouvant entre les volets et les fenêtres, ou entre rideaux et fenêtres, très isolantes pour certains VS effet peanut pour d'autres (ma position est connue, ça isole cacahuète si on prend en compte l'effet de convection qui empêche de faire des mesures de températures correctes: j'ose même pas parler des échanges thermiques résultant de la circulation d'air: on devrait tous savoir qu'une circulation d'air lorsqu'il y a phénomène de convection associé à un ∆° significatif, accélère les échanges thermiques par effet d'appel d'air, ce qui équivaudrait en volume à laisser une porte grande ouverte! Raison pour laquelle il faut confiner!)
On en arrive donc au phénomène de convection: oui en effet, il y aura toujours ce problème et Chatelot a mieux répondu (et tout de suite correctement, contrairement à moi, qui n'ait pas abordé ce problème) s'agissant de dire qu'il y a une épaisseur optimum de lame d'air à trouver.
chatelot16 a écrit :utiliser des lames d'air pour isoler , ça peut marcher mais il faut juste la bonne epaisseur ; si la couche d'air est trop epaisse il se fait trop de convection et ça n'isole pas
Quelle serait-elle? 5/8 de pouce selon une étude canadienne (ce qui fait entre 1,2 et 1,5 cm) pour l'air situé entre des doubles vitrages hermétiques (idéalement 1,6 cm) mais au Canada ça caille plus qu'ici! Or il s'agit d'une moyenne calculée au mieux entre cycle diurne VS nocturne pour un idéal dans une zone géographique donnée amha (les nôtres sont nettement entre 1,6 et 2cm).
Dans le cas présent, ce sera un peu plus. D'abord parce que l'air confiné n'est pas soumis à rayonnement solaire et que la température de "l'ensemble du système" fluctue en même temps (cycle diurne VS cycle nocturne). Enfin, contrairement à un double vitrage, nous n'avons pas des deux côtés des températures extrêmes (le vitrage extérieur très froid VS le vitrage intérieur tempéré), là nous avons une paroi de bois qui freine de beaucoup l'effet (abaissement du coef "U" ) si elle fait 2cm, il ne reste qu'un pouce de lame d'air. Enfin je préconisais de peindre le mur avec une émulsion acrylique-latex (weather shield), précisément pour réduire le coef d’échange superficiel et garantir l'étanchéité. On peut améliorer encore, avec une feuille de mylar...
Donc un pouce me semble bien, même si c'est une limite haute relativement à du double vitrage. Et en effet, c'est un compromis, mais un cas où le but est de s'en sortir avec des matériaux de recyclage.
Mais attention, pas de métal dans ce bazar, parce que du coup la convection pourrait prendre un coup d'accélérateur (et même du bois est déconseillé, en raison du transfert thermique entre deux parois, via des points de contacts => réduit au minimum avec du liège). Mais c'est juste mon humble avis (et retour d'expérience de cas critiques).